Rencontre avec Julie Ilondo, auteure de son premier roman

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Julie Ilondo livre aux novices le secret de l’écriture dans cette interview exclusive sur son premier roman  » Kin-Joburg; les secrets de la nation arc-en-ciel « .
Mila Kim :  Bonjour Julie, parles-nous de ton roman en quelques lignes.
Julie Ilondo : Mon roman parle d’une jeune congolaise, Nancy, qui s’en va à Johannesburg à la recherche de son jeune frère dont la famille est sans nouvelles. Elle est accueillie par son amie, mariée à un médecin qui vit en Afrique du Sud depuis dix ans. Lors de son séjour, notre jeune Nancy va tout simplement découvrir des choses dont on ne parle pas dans les médias.

M.K.: As-tu tiré ton histoire de ton vécu en Afrique du Sud ? 

 J.I. : L’histoire a été effectivement tiré du vécu quotidien de certaines de mes sources. J’ai eu à côtoyer plusieurs personnes dans le cadre de Franco-SA* et disons que c’est plusieurs histoires vraies que  j’ai mises ensemble.

 
M.K.: Estimes-tu que la réalité dans ce pays n’est pas assez racontée par d’autres africains francophones?

J.I. : Oui, je le pense. Aux informations; les médias ne nous donnent qu’une image globale mais je ne pense pas que l’on raconte vraiment ce que les immigrés africains traversent.

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Je n’étais pas sure de le publier. J’écrivais plus pour mon propre plaisir.
M.K.: Parles-nous de ton parcours de femme et d’écrivaine.
J.I. : Je suis journaliste de formation. J’avais toujours rêvé de devenir écrivain car j’avais été initiée très jeune à la lecture. Après l’obtention de mon diplôme d’Etat, je me suis inscrite à l’Ifasic ( institut de journalisme en RDC ) et j’étais très heureuse car je me disais que j’allais enfin voir mon rêve se réaliser.
J’ai poursuivi ce rêve en Afrique du Sud à Wits  ( université) où je me suis beaucoup intéressée au journalisme d’internet.
J’ai donc créé Franco-SA, une plate-forme d’informations pour les francophones vivant en Afrique du Sud. Cependant, il y avait ce sentiment, ce goût d’inachevé. Je me demandais comment j’allais faire pour écrire.
Je ne savais pas ce que j’allais raconter. J’avais quelques petites idées mais je n’osais pas. Puis un jour, en plein mois de juin 2015, je m’ennuyais tellement que j’ai allumé mon laptop et je me suis mise à écrire.
M.K.: Ceci est donc  ton premier livre. Comment s’est déroulé le processus de création et d’édition, était-ce difficile ?

J.I. : Pour ce qui est de la création, j’avais commencé à écrire en juin 2015, je n’étais pas très sure de le publier. J’écrivais plus pour mon propre plaisir. Je dois aussi avouer que mon mari me répétait sans cesse :  » tu aimes écrire, pourquoi ne le fais-tu pas? « . Cela m’a donc permis d’avancer. Quand j’ai fini, deux ans plus tard, en février 2017, j’ai fait lire le manuscrit à ma jeune sœur Jessica qui m’a encouragé à le publier.

Ca n’a pas été facile, je ne savais pas à qui m’adresser. C’est mon autre sœur, Tina qui m’a demandé d’entrer en contact avec Prince Djungu sur Facebook. À son tour, il m’a mis en contact avec Charles Djungu, et la maison d’édition du Pangolin a donc accepté de publier le livre qui a paru au début du mois d’octobre.
M.K.: Quel conseil donnerais-tu aux jeunes auteur(e)s africains qui veulent se lancer dans l’unvers de la littératures ?
J.I. : Je dirai qu’il faut prendre son temps lorsque l’on écrit, puis ne pas se décourager car ce n’est pas facile de trouver une maison d’édition.

cc

M.K.: Quel est votre livre préféré ?
 J.I. :  Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell.
M.K.: Quel est votre livre du moment ?
 J.I. : « La Mangeoire » de Charles Djungu, je savoure ce roman qui me fascine. 
M.K.: Quel adage vous représenterait le mieux ?
 J.I. : Je dirai : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ».
 Mila Kim, journaliste.
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A propos de l´auteur

3 commentaires

  1. Je crois que la soirce d’inspiration de ce roman me donne deja bcp d’envie de me procurer une copie. Etant etranger vivant en Afrique et ayant passé au moins 5 ans de ma vie à yeoville, je meurs d’envie de savoir la peinture qui y a été faite…
    Sans oublier d’encourager l’auteure de ce roman qui n’est autre qu’une belle soeur à moi. C-à-d le mari d’un tres gentil ami et frere à moi.

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